Renforcer l'attractivité des métiers du Grand âge et de l'autonomie

Depuis plusieurs mois, je travaille sur la question de l'attractivité des métiers du grand âge et de l'autonomie, et particulièrement sur la formation.

 

L'AFEST et la VAE simplifiées et mieux accompagnées me paraissent être deux points essentiels pour favoriser une bonne formation et une meilleure attractivité des métiers du soin à la personne.
 

De précédents échanges menés avec des professionnels de l'aide à domicile bordelais afin de voir comment lever les freins à l’attractivité de ces métiers d’avenir m'ont incité à travailler sur la possibilité de recourir davantage à l’AFEST et la VAE

 

  • L'Afest est le fait de se former en situation de travail. Ce n'est pas de la "formation sur le tas" car un formateur accompagne ce travail et aide le salarié à prendre du recul sur ses tâches et ses missions pour mener une réflexion  sur la manière d'effectuer son métier,  acquérir de bonnes méthodes, comprendre des notions et des concepts ... Cela permet, comme une "formation sur table", de transmettre un contenu théorique, mais en partant directement de la situation de travail, ce qui est une approche beaucoup plus appliquée.
     
  • La VAE consiste à valider les compétences acquises au cours de l'expérience professionnelle pour faciliter l'obtention d'un diplôme ou d'une qualification. Par exemple : si le diplôme comprend 10 modules, que l'expérience professionnelle a permis au salarié de savoir réaliser parfaitement certains aspects du métier (6 d'entre eux), il ne devra plus que passer les 4 autres modules pour obtenir sa qualification. La VAE permet donc de progresser en niveau de qualification au cours de sa vie professionnelle. C'est un bon outil pour sécuriser les parcours individuels, pour permettre l'ascencion professionnelle et sociale.

 

Mais aujourd'hui le processus de VAE est très lourd très long et très administratif. Je travaille donc à sa simplification notamment pour tous les métiers en tension pour lesquels nous constatons de fortes pénuries à court ou moyen terme.

 

D'autres problématiques à résoudre pour renforcer l'attractivité de ces métiers d'avenir 

Aux cours de mes différents échanges avec les formateurs, les professionnels et les employeurs du secteur de l'aide à domicile, nous avons évoqué également la problématique de l'acquisition et de l'entretien de la voiture pour aller travailler à domicile, du stationnement, des pratiques de supervision et d'intermédiation, c'est à dire des séances régulières d'échanges entre pairs et de partage de bonnes pratiques, qui permettent de bien travailler sa posture professionnelle et d'améliorer les conditions de travail.

 

Nous avons également longuement évoqué la forte utilité sociale de ces métiers, la satisfaction et le sens que l'on peut retirer dans le "prendre soin" de nos anciens, et  des manières de faire changer le regard que les médias et certains de nos concitoyens portent trop souvent sur ces beaux métiers.

Autant de pistes prometteuses pour renforcer l'attractivité de ces métiers sur le volet qualitatif, car même si c'est important et que cela fera partie des solutions apportées, tout ne se résout pas avec des augmentations financières.

 

Ces métiers sont essentiels et il y aura de plus en plus de besoins. 

D’ici 2025, notre population comptera 1 million de personnes âgées supplémentaires, dont 100 000 qui seront en situation de perte d’autonomie. Les rendre attractifs dès maintenant est essentiel pour répondre au nouveau visage démographique de notre pays.

 

DES RENCONTRES, DES ECHANGES POUR AMELIORER ENSEMBLE L'ATTRACTIVITE DES METIERS DE L'AUTONOMIE

 

Echanges avec les formateurs et les employeurs du service de l'aide à domicile, Michel Laforcade, chargé de mission interministérielle, et ma collègue Véronique Hammerer,
au centre de formation Form'Aqui, à Bruges

Le 29 janvier, j'ai organisé une rencontre entre :

  • Les formateurs du centre de formation aux métiers de l'aide à domicile Form'Aqui
  • Julien Castang, directeur Form’Aqui et à l'initiative du groupement d'employeur GESAAD
  • Michel Laforcade, missionné par le Gouvernement sur la question de l'attractivité des métiers de l’autonomie
  • les adhérents du groupement d'employeur GE SAAD : Camille Salesse (coordinatrice), Alexandre Tourret (gérant de "Mes services à la carte"), Florian Poussard (gérant d'"Aquila senior services), Claire Meynard  (gérante de Meynard services), Véronique Cros (gérante de "sos solution services")
  • Véronique Hammerer, députée en charge de la préparation de la loi "Grand Age et Autonomie"

Nous avons cherché à comprendre d’où viennent leurs difficultés à recruter et avons réfléchi au meilleur moyen d’améliorer l’adéquation entre la formation et les besoins des entreprises et personnes accompagnées. 

Nous avons ainsi évoqué le développement de la VAE et de l'AFEST mais également la nécessité d'améliorer la qualité de vie au travail (échange entre pairs sur les bonnes pratiques, aide au stationnement et à l'entretien de la voiture, sensibilisation aux bonnes postures, etc...) et de valoriser l'image de ces métiers. - plus de détails en haut de la page "D'autres problématiques à résoudre pour renforcer l'attractivité de ces métiers d'avenir "

Je les remercie pour ces échanges de qualité et les pistes de réflexions évoquées et salue leur engagement. 

Point d'étape du "Plan d'actions pour les métiers du grand âge et de l'autonomie"'

Je participais samedi 30 janvier 2021 au point d'étape sur le « Plan d’actions pour les métiers du grand âge et de l’autonomie », présenté par Brigitte Bourguignon, Ministre déléguée en charge de l’Autonomie, en présence de Michel Laforcade, missionné par le Gouvernement pour la mise en œuvre de ce plan.

Le diagnostic posé par le rapport El Khomri ,qui était présenté samedi par Françoise Jeanson, membre du comité, et les mesures annoncées par la Ministre lors ce point d’étape m’ont particulièrement intéressé. Elles vont dans le sens de mes propres conclusions, et je me réjouis que l’on puisse avancer sur la question en 2021. Je continuerai à suivre de près ce dossier et serai force de propositions.

Le Plan s’articule autour d’orientations concrètes :

  •  Revalorisation financière
  • Amélioration de la qualité de vie au travail
  •  Développement des capacités de formation et amélioration du contenu pour mieux répondre aux besoins

 

Table ronde avec des professionnels bordelais du grand âge

Le 18 septembre 2020,  j’ai organisé un temps d’échanges avec des professionnels de l’aide à domicile et d’Ehpad, avec Véronique Hammerer, afin de voir ce qu’il serait pertinent de mettre en place pour lever les freins à l’attractivité de ces métiers d’avenir.  Comme j’aime le faire sur différentes lois, avec les acteurs concernés, nous avons pu dégager de bonnes pistes, issues du terrain, pour le travail législatif à venir, afin de valoriser ces métiers essentiels.


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