Renforcement de l’éducation et de la prévention en santé sexuelle pour les jeunes

Assemblée Nationale

L’éducation et la prévention en santé sexuelle sont importantes pour accompagner l'ensemble des adolescents, filles et garçons, entrant dans une vie sexuelle adulte. Aujourd’hui une « consultation de contraception et prévention » existe mais elle est exclusivement à destination des filles et limitée à la contraception et à la sensibilisation aux infections sexuellement transmissibles. Dans le cadre de l'examen du PLFSS 2021 j'ai porté, avec mes collègues députés LREM, un amendement visant à expérimenter la mise en place d’une consultation plus longue et plus large sur la santé sexuelle pour tous les jeunes, filles et garçons, ayant entre 15 et 18 ans. Cette proposition a été adoptée en séance publique.

Concrètement, cette consultation gratuite serait réalisée par un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage femme et comprendrait un volet éducatif et préventif sur la contraception, le dépistage, ainsi que sur l’accès aux différents soins (vaccin contre le papilloma virus, recours à l’IVG…).

L’objectif est de garantir une information précise et objective pour tous les adolescentsLe bon développement vers l’âge adulte passe aussi par là. Les pouvoirs publics doivent contribuer à l’apprentissage de la sexualité de nos adolescents et ne pas laisser la place à des informations subjectives voir erronées. La sexualité est un sujet qui peut être compliqué à vivre pour les adolescents. Il est de notre responsabilité de leur permettre d’en parler au bon moment au bon interlocuteur.

C’est aussi un enjeu d’égalité entre les femmes et les hommes puisque cet amendement vise également à ce que les garçons se sentent aussi concernés par ces sujets.  La contraception n’est pas que l’affaire des femmes, c’est une évidence qu’il est bon de rappeler. Risques de grossesse, IST, contraception, consentement, respect mutuel, aspects affectifs et biologiques liés à la sexualité sont autant de sujets avec lesquels doivent être à l’aise l’ensemble des garçons et des filles entrant dans une vie sexuelle adulte. 

Cette consultation permettra de garantir une égalité d’accès aux soins. La HAS a récemment recommandé d’étendre la vaccination contre le papilloma virus aux jeunes garçons entre 11 et 14 ans, avec un rattrapage possible jusqu’à 19 ans : un exemple qui montre bien qu’il est temps d’inclure les garçons dans la promotion de la santé sexuelle.


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