Assemblée Nationale

Engagée en faveur de l'égalité femmes-hommes, j'ai consacré ma journée du vendredi 8 mars, journée internationale des droits des femmes, à ce sujet. 

J'ai notamment souhaité rencontrer des femmes sportives et engagées afin de parler des inégalités dans le sport. Avec la collaboration du Stade Bordelais, j'ai eu le plaisir de rencontrer autour d'un déjeuner plusieurs femmes sportives et engagées, dont Emilie Andéol, judoka médaillée d'or aux JO de 2016. Elle porte également le projet Girls’mouv, permettant de donner l'accès aux sports aux femmes détenues de la maison d'arrêt de Bordeaux-Gradignan.
Le sport reste un domaine favorisant les hommes. En plus des stéréotypes, il y a des inégalités de salaires, d’accès aux disciplines sportives, aux infrastructures et de traitement médiatique (aujourd’hui, à peine 4% de la couverture sportive sont dédiés au sport pratiqué par les femmes). Les femmes athlètes méritent la même reconnaissance que les hommes. 

J'ai participé à la marche pour les droits des femmes organisée par le CIDFF (Centre d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles), en collaboration avec Unis Cité. 

Le gouvernement a fait de l'égalité femmes-hommes une grande cause nationale depuis le début du quinquennat, notamment en matière salariale. Rapporteure de la loi "pour la liberté de choisir son avenir professionnel" dans laquelle un volet entier est consacré à l'égalité professionnelle femmes-hommes. Les écarts de salaires de 9% entre les femmes et les hommes et la faible représentation des femmes à des postes de direction doivent cesser. C’est pourquoi, nous avons choisi de mettre les entreprises face à leur responsabilité en instaurant dans la loi que nous avons portée une obligation de publication de leur index de l’égalité salariale femmes-hommes. Elles auront trois ans pour se conformer à cette égalité. En tant que parlementaire, je souhaite que les entreprises de Gironde se mobilisent activement pour réduire les inégalités femmes-hommes au travail. A travail égal, le salaire doit être égal ; dans un pays prônant la justice sociale, cela devrait déjà être un truisme.

Au-delà des salaires, il y a aussi une inégalité flagrante dans la représentativité des femmes dans les filières numériques et robotiques. J'avais alerté, lors des "questions orales sans débat" sur le fait que les femmes représentent seulement 15% des effectifs dans les formations liées au numérique. Il est urgent d’oeuvrer pour la mixité dans les filières numériques car la France est déjà en retard. La transition numérique doit se faire avec les femmes

Plus généralement, l'espace public est peu adapté aux femmes. Les politiques d’urbanisme doivent prendre en compte l’aspect sociologique et oeuvrer pour plus d’égalité dans l’espace public, largement dominé par les hommes. A titre d’exemple, les espaces de loisirs sont fréquentés par 90% d’hommes, les femmes ne se sentent pas en sécurité à certains endroits. Il faut lutter non seulement contre le harcèlement de rue mais aussi contre ce sentiment d’insécurité. Le gouvernement a crée l’infraction d’outrage sexiste, sanctionnée par une amende allant de 90 à 750 euros. 

Le harcèlement existe au travail, dans la rue, dans les transports … Il faut que chacun se mobilise pour lutter contre ces situations de violence sexistes, sexuelles, physiques ou verbales. Le gouvernement, qui a fait de la lutte contre les violences sexistes une des priorités du quinquennat avait mis en place une campagne de communication: « Réagir peut tout changer »


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